Une des personnes qui me manquera le plus lorsque je quitterai Toulouse est mon libraire. Lorsque je finis un livre, je me rends à Ombre Blanche, je tourne dans les rayons, lis les quatrièmes de couverture et finis toujours par lui demander conseil. Je lui parle des livres que j'ai lu, de l'ambiance dont j'ai envie maintenant, de ce que je ne veux pas. Nous parlons quelques minutes et je repars avec un livre, avec le livre qu'il me fallait.
Sans mon libraire, je n'aurai jamais choisi de lire Les voix du Pamano de Jaume Cabré car, il faut bien l'avouer, la couverture est particulièrement laide. La couverture est tellement loin des lignes qu'elle renferme. Ce roman est un bijoux.
Il faut compter une centaine de page pour entrer dans l'écriture de Cabré mais, une fois cette étape passée, le livre file. J'ai du me retenir pour ne pas l'avaler en une seule fois. Chaque soir je le posais à regret. Chaque nuit je rêvais de ce livre. Je rêvais du parfum de tubéreuse d'Elisenda. Je rêvais de cette Espagne franquiste dont je ne connais finalement que peu l'histoire. Je rêvais de ces amours, de cette enquête pour la Mémoire, de la peur d'Oriol.
Les voix du Pamano est une intrigue, un montage parfait qui dévoile peu à peu un passé complètement falsifié.
Je suis heureuse de commencer l'année en vous présentant cette oeuvre de Jaume Cabré.
Je suis heureuse de commencer une nouvelle année.
Je sens que ça va être bien .